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Notifications et canaux

Cette page explique comment une alerte vous parvient, et tous les réglages qui décident de qui la reçoit, où et quand. Elle s’adresse à chaque membre (pour ses préférences personnelles) et aux administrateurs de projet (pour les webhooks).

Trois réglages s’appliquent, dans cet ordre :

  1. Politique de priorisation du projet : quelles CVE alertent, selon leurs scores et leurs signaux d’exploitation (réglages du projet, page Alertes).
  2. Workflows du projet : toute notification passe par un workflow. Ce sont leurs tuiles qui choisissent les canaux : cloche, e-mail, webhooks, ticket (Workflows).
  3. Cadence de chaque destinataire : l’e-mail part tout de suite ou dans un résumé quotidien ou hebdomadaire (vos préférences).

Cloche

Notification dans l’application. Tuile Notification in-app. Toujours immédiate.

E-mail

Tuile Envoyer un email. Immédiat ou en résumé, selon chaque destinataire.

Webhooks

Slack, Microsoft Teams, Discord ou JSON brut. Tuile Appeler les webhooks. Toujours immédiats.

Tickets

Jira, GitLab ou GitHub, configurés dans la page Intégrations du projet. Tuile Créer un ticket.

Le workflow s’exécute pour chaque membre du projet qui voit ses alertes (droit « Voir les alertes », tous les rôles par défaut), plus le propriétaire du projet : la stack et les alertes étant celles du projet, toute l’équipe est prévenue. Chacun reçoit sa propre notification et son propre e-mail, selon ses propres préférences ; l’alerte, son dossier et l’appel des webhooks, eux, n’existent qu’une fois pour le projet.

La cloche, en haut à droite, rassemble vos notifications dans l’application. Une pastille signale qu’il en reste à lire.

Tableau de bord avec le panneau des notifications ouvert

  1. La cloche : un clic ouvre le panneau, Échap ou un clic ailleurs le ferme.
  2. L’en-tête : le nombre de notifications non lues et Tout lire, qui les marque toutes comme lues.
  3. Une notification : un point noir la signale comme non lue ; une pastille donne sa catégorie (sévérité d’une CVE, fin de vie…).

Panneau des notifications : non lues, pastilles de catégorie, dates relatives

  • Le panneau montre les 30 notifications les plus récentes ; il se met à jour toutes les 30 secondes.
  • Un clic sur une notification la marque comme lue et ouvre ce qu’elle concerne : l’alerte du projet pour une CVE, la page indiquée par un avis NIS2, sinon la fiche CVE ou la liste des alertes.
  • On y trouve les alertes des workflows (nouvelle CVE, CVE modifiée, PoC publié, entrée au KEV, CVE devenue exploitée, fin de vie ou de support, nouvelle version, certificat HTTPS), les avis NIS2, et les messages d’équipe (invitation reçue ou acceptée, rôle modifié, ajout ou retrait d’un projet, dossier qui vous est assigné). L’affectation d’un dossier prévient la personne désignée par la cloche et par un e-mail (préférence Assignations, ci-dessous), sans workflow ; une assignation de plusieurs alertes en une fois donne une seule notification, qui ouvre la liste des alertes filtrée sur Mes assignations (voir Assigner le dossier).
  • Une notification envoyée par un test réel de workflow porte le préfixe [TEST].

Chaque membre choisit quand ses e-mails d’alerte partent. Ouvrez Paramètres (menu de votre profil, en bas à gauche) puis l’onglet Notifications. Le lien Gérer mes notifications des e-mails mène au même endroit.

Paramètres, onglet Notifications : fréquence des e-mails d’alerte

  1. Les onglets des paramètres personnels.
  2. Fréquence des e-mails d’alerte : Immédiat, Résumé quotidien ou Résumé hebdomadaire.
  3. Heure d’envoi (et Jour d’envoi pour le résumé hebdomadaire).
  4. Le rappel des urgences, qui n’attendent jamais le résumé.

Détail de l’onglet Notifications : prochain résumé et renvoi vers les réglages du projet

Cadence Ce que vous recevez
Immédiat chaque alerte part dès qu’elle est détectée, regroupée par projet et par type.
Résumé quotidien un seul e-mail par jour, à l’heure choisie, tous projets confondus, le plus pressant en premier.
Résumé hebdomadaire un seul e-mail par semaine, au jour et à l’heure choisis.
  1. Choisissez la cadence. Pour un résumé, choisissez l’heure (et le jour).
  2. Cliquez sur Enregistrer ; Annuler abandonne le changement.

Brouillon : passage au résumé hebdomadaire, jour et heure d’envoi, fuseau horaire

Les règles appliquées :

  • Seul l’e-mail change : la cloche, les webhooks et les workflows restent immédiats.
  • Les urgences partent tout de suite, même en mode résumé : l’entrée d’une CVE au catalogue KEV de la CISA, une CVE qui devient exploitée, toute CVE déjà exploitée (KEV, EUVD, CERT-FR) au moment de l’envoi, et les échéances NIS2 qui n’attendent pas : délai de déclaration d’un incident, correction hors délai, escalade au responsable de la sécurité.
  • L’heure s’entend dans le fuseau horaire de votre navigateur au moment où vous enregistrez (affiché sous les listes). Le passage à l’heure d’été est pris en compte.
  • Sous les réglages, Prochain résumé donne la date du prochain envoi (affichée dans le fuseau de votre navigateur) et le nombre d’alertes en attente.
  • Changer de cadence reprend les alertes en attente : elles partent ou sont replanifiées au prochain créneau.

Sous la cadence, l’interrupteur Assignations (activé par défaut) décide si vous recevez l’e-mail « Une alerte CVE vous a été attribuée » quand un collègue vous assigne un dossier : la CVE, sa gravité et son score CVSS, les signaux d’exploitation, le projet, qui vous l’a attribuée et le lien vers la fiche. Il s’enregistre dès qu’on le bascule.

  • Cet e-mail part tout de suite, quelle que soit la cadence choisie : un travail confié n’attend pas le résumé.
  • Une assignation de plusieurs alertes en une fois donne un seul e-mail récapitulatif qui les liste (dix au plus, puis « Et N autre(s) »), avec le bouton Voir mes assignations.
  • Vous n’en recevez pas quand vous vous assignez vous-même, ni quand une assignation existante est refaite.
  • Couper l’interrupteur n’arrête que l’e-mail : la notification dans la cloche reste. La désinscription « en un clic » d’un e-mail l’arrête aussi.

Un webhook envoie l’alerte à un autre outil : un canal Slack ou Teams, un salon Discord, un SIEM, un script. Les webhooks se déclarent dans les réglages du projet : Espace de travail › Organisations, votre organisation, page Projets, le projet, puis sa page Intégrations, section Webhooks.

Réglages du projet Portail patients, section Webhooks

  1. La section Webhooks de la page Intégrations du projet.
  2. La liste des webhooks du projet, avec leur nombre maximal selon l’offre (Illimité ici).
  1. Cliquez sur Ajouter.
  2. Donnez un Nom (par exemple « Slack #alerts ») et l’URL fournie par l’outil qui reçoit.
  3. Cliquez sur Ajouter. Le webhook est créé Actif, et son secret de signature s’affiche : copiez-le, il ne sera plus montré.

Formulaire d’ajout d’un webhook : nom et URL

Fenêtre « Secret de signature de « Canal #securite » » : secret à copier (masqué pour cette capture), rappel du calcul de la signature, bouton J’ai copié le secret

La fenêtre Secret de signature ne s’ouvre qu’une fois : copiez le secret dans l’outil qui reçoit, puis cliquez sur J’ai copié le secret. Il ne sera plus jamais affiché ; seul un nouveau secret peut le remplacer.

Ligne du webhook Canal #securite : pastille Actif, adresse abrégée, interrupteur, crayon, clé et corbeille

  • Chaque webhook a un interrupteur Actif / Inactif, appliqué tout de suite, et un menu ⋯ (aussi au clic droit sur sa ligne) : Modifier (nom et URL, dans une fenêtre), Régénérer le secret et Supprimer (avec confirmation).
  • L’adresse n’est affichée qu’abrégée (l’hôte, suivi de « … ») : pour Slack, Teams ou Discord, elle porte elle-même un jeton. En modification, le champ URL part vide : laissé vide, il garde l’adresse enregistrée ; ne saisissez une URL que pour la remplacer.
  • Régénérer le secret demande confirmation, puis affiche le nouveau secret dans la même fenêtre qu’à la création. L’ancien cesse aussitôt de valoir : mettez à jour l’outil qui vérifie la signature.

Confirmation « Régénérer le secret » : l’ancien cesse aussitôt de valoir

  • L’URL doit être en http ou https, sur le port 80, 443, 8080 ou 8443, et désigner une adresse publique : une adresse interne est refusée, à l’enregistrement comme à chaque envoi.
  • Un webhook ne reçoit rien tout seul : il faut une tuile Appeler les webhooks dans un workflow. Elle vise tous les webhooks actifs du projet ou un seul, et choisit le format.
  • L’envoi des webhooks peut aussi être coupé pour tout le projet : c’est un réglage du projet, commun à l’équipe, que seul qui a le droit Modifier un webhook peut changer, avec l’interrupteur Envoyer les webhooks de la carte Notifications de l’équipe (réglages du projet, page Général). Coupé, la tuile ne fait rien et le journal d’exécution indique « webhooks désactivés dans les réglages du projet ».

Réglages de la tuile Appeler les webhooks : webhook visé et format

Format Contenu envoyé
JSON brut (par défaut) un objet JSON : événement, projet, date, puis selon le cas la CVE (identifiant, sévérité, scores CVSS et EPSS, PoC, KEV, description, élément suivi), le produit et sa date de fin de vie, ou l’URL et son certificat.
Slack un message texte : titre et faits principaux.
Discord le même message, au format Discord.
Microsoft Teams une carte adaptative, pour un webhook Teams créé avec Power Automate.

L’appel est un POST JSON, sans suivi de redirection, abandonné au bout de 10 secondes. Il part après l’enregistrement de l’alerte, une fois par événement du projet (et non une fois par membre). Une erreur passagère (délai dépassé, réponse 429 ou 5xx) est rejouée plus tard, jusqu’à six tentatives ; une autre réponse d’erreur l’abandonne. Le journal d’exécution du workflow indique en file d’attente, puis envoyé ou erreur. Avec l’option Analyse IA de la tuile, le message contient en plus une courte analyse. Les libellés du message sont dans la langue de la personne qui a créé le webhook.

Chaque appel porte deux en-têtes :

En-tête Valeur
X-TWA-Timestamp l’heure d’envoi, en secondes Unix.
X-TWA-Signature sha256= suivi du HMAC-SHA256, en hexadécimal, de X-TWA-Timestamp + "." + corps brut, calculé avec le secret du webhook.

Côté récepteur, recalculez le HMAC sur le corps brut reçu (avant tout décodage JSON), comparez-le en temps constant, et refusez un horodatage de plus de cinq minutes pour écarter les rejeux. Gardez aussi l’URL secrète : pour Slack, Teams ou Discord, elle suffit à poster dans le canal.

Qui peut faire quoi : la section et la liste sont réservées à qui a le droit Voir les webhooks ; ajouter, modifier (activer, désactiver, régénérer le secret compris) et supprimer sont trois droits distincts (Créer un webhook, Modifier un webhook, Supprimer un webhook). Par défaut, seuls les administrateurs et le propriétaire du projet les ont tous ; ils se règlent membre par membre ou par groupe.

Offre : Free n’inclut pas les webhooks (la section affiche « Plan requis ») ; Team en permet 5 par projet ; Pro et Business, sans limite.

Une CVE ne se met pas en sourdine : on la traite. Une CVE qui ne concerne pas le projet (faux positif, composant non exposé) se classe Non applicable depuis la barre de suivi de l’alerte, avec un motif facultatif publié en commentaire (voir Traiter une alerte › Écarter une CVE). Pour un composant entier, réglez la stack : relevez son seuil d’alerte ou retirez-le.

Une CVE classée Non applicable peut encore faire parler d’elle si elle devient exploitée : le workflow CVE devenue exploitée du projet, s’il est actif, prévient quand même.

Je suis en résumé quotidien : vais-je rater une faille exploitée ? Non. Les entrées au KEV, les CVE qui deviennent exploitées et les CVE déjà exploitées partent immédiatement, hors résumé.

Je ne reçois plus aucun e-mail. Vérifiez l’onglet Notifications de vos paramètres (bandeau de désinscription), puis l’écran Workflows du projet : un workflow actif avec la tuile Envoyer un email doit écouter l’événement, et Restreindre les destinataires ne doit pas vous exclure. Enfin, si le serveur d’envoi d’e-mails de la plateforme n’est pas configuré, les e-mails ne sont pas perdus : ils restent en attente, ne sont pas marqués comme envoyés, et sont représentés toutes les 30 minutes jusqu’à ce que l’envoi soit possible.

Un collègue ne veut plus d’alertes sur un composant retiré, mais moi si. La stack vaut pour tout le projet. Pour un filtrage par personne, utilisez Restreindre les destinataires dans la tuile e-mail du workflow.